Solutions pour répondre à la crise

Principes menacés et objectif stratégique

 

La cyberattaque met en danger plusieurs principes essentiels de la démocratie dans l’archipel, notamment la souveraineté populaire, l’intégrité des droits, la transparence et la délibération informée.

 Face à ces menaces, l’objectif principal des autorités est de restaurer la confiance des citoyens en assurant une sécurisation vérifiable des infrastructures critiques, en mettant en place une vérification indépendante des processus démocratiques et en garantissant une communication claire et transparente à l’ensemble de la population.

Réponse en trois horizons

Pour faire face à la crise immédiate causée par la cyberattaque, des mesures rapides ont été mises en place durant les quinze premiers jours afin de stabiliser et protéger les systèmes essentiels. Sur le plan technologique, les segments compromis des réseaux ont été isolés et les services critiques ont été basculés en mode “résilience dégradée”, privilégiant un fonctionnement local-first. Les données ont été restaurées à partir de copies froides immuables et de registres WORM, et les registres électoraux ont fait l’objet d’une double vérification avec preuves cryptographiques publiées sur un registre public. Les médias publics ont été équipés de certificats de contenu incluant watermarking et signatures numériques pour garantir l’authenticité des informations.

Sur le plan institutionnel et juridique, le Conseil de Résilience a été activé, intégrant des experts indépendants issus des universités et de la société civile. L’APDA a mené des audits express et a publié quotidiennement un bulletin de situation pour assurer la transparence. Aucune loi d’exception limitant les libertés n’a été adoptée sans contrôle de la CCL et clause d’expiration automatique. Parallèlement, des mesures socio communicationnelles ont été mises en œuvre : campagne nationale de vérification de l’information, partenariats avec les plateformes sociales pour ralentir la viralité de contenus litigieux tout en respectant la liberté d’expression, ainsi que l’ouverture de hotlines et de cellules locales pour assister les personnes vulnérables.

À moyen et long terme, des mesures de consolidation et des réformes structurelles visent à refonder et renforcer la résilience de la démocratie. Un Commissariat indépendant à l’Intégrité Électorale (CIIE) et un jury citoyen permanent supervisent les systèmes et contrôlent la communication de crise. Les technologies sont sécurisées via une architecture Zero Trust, des registres publics audités et un programme national de bug bounty. Le processus électoral est renforcé par un double canal de vote, observateurs internationaux et recomptages systématiques. Enfin, les réformes structurelles inscrivent l’intégrité informationnelle dans la Constitution, développent une filière souveraine de sécurité et soutiennent les médias indépendants par des fonds conditionnés et des laboratoires publics pour la détection des manipulations.

Gouvernance de la sortie de crise

La sortie de crise est encadrée par une feuille de route publique détaillant des jalons et des indicateurs précis, tels que le taux de services restaurés, le temps moyen de détection et de réponse, ainsi que la confiance des citoyens mesurée par des baromètres indépendants. Des comptes-rendus mensuels sont transmis à l’Assemblée des Citoyens Représentatifs (ACR) et à la Chambre Délibérative Citoyenne (CDC), sous le contrôle de la Cour Constitutionnelle et des Libertés (CCL). Par ailleurs, des conférences citoyennes semestrielles permettent de partager les retours d’expérience et d’intégrer les enseignements tirés directement dans les textes législatifs, garantissant ainsi une amélioration continue des processus et de la résilience démocratique.